Situé entre  le quai Gambetta JUVISY et le quai de l’industrie ATHIS MONS, le quai Jean Pierre TIMBAUD  borde la Seine sur  470 mètres ( environ) , pour une largeur d’environ 9 mètres.

Un peu d’histoire : Le 28 Octobre 1944, Monsieur Paul MEILLAT, Président du Comité de Libération de Juvisy, en hommage aux « patriotes tombés pour la libération de la France » décida d’attribuer le nom de Jean Pierre TIMBAUD à cette portion de quai allant jusqu’à ATHIS MONS

Livré à une circulation routière intense, ce quai est devenu difficile à vivre, pour les riverains des péniches ainsi que pour les  autres  habitants, notamment ceux des ZAC Seine Amont et Seine Aval. 

Longeant la Seine, le vieux trottoir étroit et abimé par les racines des arbres oblige à regarder ou l’on pose les pieds, et mériterait mieux.

En fin de journée, alors que d’autres rues sont déjà dans l’ombre, promeneurs et sportifs viennent profiter des derniers rayons de soleil.

Véritable patrimoine lumineux, le quai Jean Pierre TIMBAUD aspire à un réel  aménagement concerté avec l’APAQS, première association des habitants du quartier Seine, avec les associations liées à la Seine, et avec les autorités.

boite jaune

UN RÊVE VA-T-IL SE RÉALISER ?

Le 23 février dernier (2022), Madame le chef du service Courrier d’Évry-Courcouronnes a pris contact par téléphone avec l’APAQS :

Elle appuie notre demande de remise en place de la boîte aux lettres jaune à l’entrée de la gare SNCF côté rue de Draveil !

8 mars 2022, la mairie nous informe que la boîte sera remise sensiblement au même endroit, c’est à dire dans l’axe de la rue de Draveil.

Patience, cela pourra prendre plusieurs semaines.


Allée JEAN FOUREST (Juvisy, école Tomi Ungerer)

(Le Parisien, 19 avril 2004)

DANS SES MAINS tremblantes, Jean Fourest tient un petit papier bleu usé. Dessus, on peut lire ces quelques mots écrits au crayon de papier : « Sommes tous sains et saufs, maison presque détruite. » Ce télégramme que ses parents lui ont envoyé le 19 avril 1944 au matin reste pour lui « le document le plus précieux ».

À 80 ans, cet habitant de Juvisy-sur-Orge a participé hier avec émotion aux commémorations du 60e anniversaire du bombardement de la gare de triage de Juvisy par les Anglais.

En 1944, la famille Fourest habitait un petit pavillon rue de la Paix. Jean avait 20 ans et étudiait le droit en province. Cette nuit noire d'avril, il l'a passée loin de ses parents. « Ce mardi-là, confie-t-il, j'avais comme un pressentiment. J'ai prévenu mon père qui a mis mes sœurs à l'abri chez de la famille. » À Juvisy, les habitants redoutaient l'attaque depuis plusieurs jours. Les Alliés préparaient le Débarquement et les gares de Trappes et Villeneuve-Saint-Georges avaient déjà été bombardées pour ralentir l'avancée des Allemands.

Dans la soirée du 18 avril, le grondement de plus de deux cents avions se fait entendre. À 23 heures, l'alerte est donnée. Les Anglais sont là ! Les habitants courent se réfugier hors de la ville, dans des abris aménagés dans les jardins ou dans des pièces louées pour l'occasion dans les communes voisines. Pendant quarante minutes, les Anglais vont lâcher 2 500 bombes. Les premiers atteindront immédiatement leur objectif : la gare de Juvisy, baptisée à l'époque « la plus grande du monde » avec sa zone de triage, ses halles de déchargement, ses dépôts de machines à vapeur et ses ateliers de réparation.

Plus de trois cents morts. « Les Alliés ont testé pour la première fois la méthode des marqueurs, explique Jean Fourest. Deux avions ont rasé le sol pour déposer des balises et délimiter la zone à bombarder. D'autres appareils ont ensuite largué des parachutes éclairant. On y voyait comme en plein jour ! Puis, avec la fumée et les nuages de poussière, les Anglais ont eu du mal à viser, et les bombes sont tombés sur le Val d'Athis. Le drame, c'est que beaucoup de bombes étaient à retardement. Elles ont explosé à l'arrivée des secours. »

L'attaque fera près de six cents victimes dont plus de trois cent morts. Des centaines de maison et d'immeubles seront rasés. À Juvisy, le château est rayé de la carte à jamais, le marché couvert et l'école Saint-Charles sont éventrés. À Athis-Mons, le quartier du Val est meurtri et la nef de l'église a été touchée par un wagon projeté à deux cents mètres. « Il y a eu de vrais drames, poursuit Jean Fourest.

La mairie, où l'état-major des pompiers s'était réuni, a été détruite par une bombe à retardement. Le seul pompier retrouvé vivant dans les décombres a perdu toute sa famille. »

À Juvisy, l'église aux vitraux soufflés a servi de morgue. Les obsèques ont été célébrées quatre ou cinq jours plus tard par l'évêque de Versailles. « Il y a eu d'autres bombardements les semaines suivantes, souligne Jean Fourest, devenu par la suite employé à la SNCF. Mais celui-ci fut le plus terrible. Il a fait partir des centaines d'habitants et changé à jamais la configuration des deux villes.

Jean Fourest :

Naissance : 02/06/1923 à Sainte-Eulalie-d'Ans (Dordogne)

Décès ; 16/04/2011 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), 87 ans

 

Modification du PLU
Compte-rendu de l’APAQS de la réunion publique du 7/12/2021


À la tribune : Lamia Bensarsa-Reda, maire ; Jacques Legendre et Alain Mathieu
(en charge du Projet de ville et Services). Pour la société Espace Ville : MM. Mendes et Albareda.
Public nombreux (202 personnes).
Durée de la réunion : 2h30 heures.

Cependant, avant d’entrer dans le détail,sachons que les mots « Seine », « quais de Seine » ou « poids lourds »,n’ont jamais été prononcés...

 Le détail ci-dessous :

Compte-rendu de la réunion publique du 7 décembre sur la modification du PLU